Abeceda cestování / Abécédaire sur le voyage (maturita 2021)

 

Na programu maturity v roce 2021 jsou dvě témata spojující literaturu, umění, filosofii a osobní zamyšlení. Inspirující téma cestování je letos jedním z nich.

Jako odpověď na otázku „Cestování po roce 2020?“ sestavili studenti pátého ročníku na toto téma nejdříve abecedu. Každý si vylosoval jedno písmeno abecedy. Šťastnou náhodou má letos třída 5D 26 studentů!

 

Deux thèmes conviant littérature, arts, philosophie et réflexions personnelles sont au programme de la maturita 2021. Le thème très évocateur du voyage constitue l’un d’eux cette année.

Pour introduire ce thème, les élèves de 5e année ont d’abord constitué un abécédaire autour de cette question : „Voyager après 2020 ?“. Chaque élève a tiré au sort une lettre de l’alphabet. Par un heureux hasard, la classe de 5D comprend 26 élèves cette année !

 

C comme Carte

Comme un prisonnier dans sa chambre,
comme un oiseau dans une cage,
je veux voir le monde, la culture.
Partir en vacances.

Comme un aventurier au Chili,
je veux goûter les plats exotiques,
rencontrer les étrangers et collecter
les souvenirs dans ma tête.

Comme un touriste en belle Croatie,
une brise chauffante sur ma peau,
un voyage en paquebot et
la compétition avec les ondes.

Comme Colomb j’explore,
les nouveaux continents, l’univers.
J’écris tout ça dans mon carnet.
L’expédition glorieuse à mon adresse.

Comme un prisonnier dans sa chambre,
comme un oiseau dans une cage,
je cours avec mon doigt,
une croisière sur une carte.

I comme Isolement

L‘année 2020 juste finit
Beaucoup de choses ont changé
Ne pas pouvoir partir en vacances sans aucun danger
L’aventure, découvrir les nouvelles choses
Maintenant c’est interdit c’est un grand choc
Juste les visites des familles
Avec des rêves en voyageant en caravane
Explorer les endroits exotiques
Se cacher derrière le paravent
Je ne me sens pas libre
Je voudrais m’exiler
Flâner avec des voyageurs
Oublier de cette vie stéréotypée
Vivre-explorer ce qui est dehors
Ne rien faire mais pourtant je dors
Personne n‘est partout
Les gens sont à la maison surtout
Mon âme est vide
L’isolement est un grand obstacle pour tout le monde
Il faut s’orienter sur nous-mêmes
Pour ne pas avoir de peine

N comme Naufragé

Il était un homme qui vivait dans un petit village au centre de la Namibie. Cet homme rêvait de partir à l’aventure depuis qu’il était enfant. Quand il avait sept ans il a organisé une compétition de navigation sur la rivière qui passait leur village en utilisant des barques que chaque participant a construites pour soi-même. Ce jour-là il s’est senti comme un vrai explorateur. Mais depuis ce temps-là il n’a jamais eu la chance de partir et de réaliser son rêve.

Un jour une caravane est arrivée au village. Il s’agitait d’une tribu d’Afrique du nord. L’homme n’a pas résisté à l’envie de leur parler. Ils ont lui décrit les pays exotiques, la vie d’un nomade, les autres cultures… Lui, fatigué de la vie sédentaire, a vu une chance de réaliser son ancien rêve. Le jour de départ il a demandé à leur chef s’il pouvait partir avec eux et après quelques minutes de discussion le chef était d’accord.

L’homme a donc préparé ses affaires pour partir et il est parti le soir avec la caravane.

Après une semaine de voyage ils sont arrivés dans un port au bord de l’océan. La caravane a fait ses achats et elle était prête à partir mais l’homme a été enchanté par l’eau. Il voulait partir sur l’océan, découvrir les nouveaux pays, faire face au danger. Il a aperçu une affiche – un navire cherchait des nouveaux marins. De nouveau il a vu son rêve ancien qu’il pouvait réaliser en ce moment-là. Il a donc fait ses adieux à caravane et il s’est inscrit à être un marin sur ce grand navire.

Les premiers quelques mois étaient durs. Comme il était marin d’eau douce il a dû apprendre tout mais il avait de la veine puisque le temps était beau. Un jour le temps est devenu fou. Le ciel s’est couvert, les vagues se sont gonflées et les mariniers attendaient une tempête… mais c’était un ouragan qui les a frappés. Les foudres les plus grandes, les vagues plus grandes que le navire et le vent violent ont menacé les mariniers. Tout à coup une masse d’eau géante a passé très vite le pont principal en jetant l’homme dans l’eau. Il était au-dessous de la surface d’eau, il s’est presque noyé mais enfin il a été capable de remonter à la surface. Il a tenu un gilet de sauvetage que quelqu’un avait jeté dans l’eau mais le navire était trop loin. Il a été abandonné. Beaucoup d’heures se sont passées et quand même l’océan s’est calmé, l’homme  avait perdu sa conscience à cause de la fatigue. Il s’est réveillé sur une petite île entourée seulement par la nature. Le soleil a brillé intensément et il a eu soif. « Comme j’étais niais ! Comme j’étais naïf ! J’ai voulu une grande aventure, j’ai voulu voyager par le monde, voir la Norvège, le Népal et Nicaragua et maintenant je suis un naufragé, sans aucune navigation ! » il a crié. Pour un petit moment il s’est senti comme Robinson Crusoé – abandonnée et à la merci du pays sauvage.

Était-il sauvé? Personne ne sait. Mais chacun lui connaît comme le naufragé de Namibie.

 

 

O comme  Ouverture

Guliver, un chat noir, a invité chez lui Edvard, un chat blanc. „C’est un plaisir, Edvard! Et tu peux enlever ton masque? On n’est plus en 2020!“ „Je sais Guliver,“ a murmuré Edvard, „mais je pense que c’est responsable.“ „Je pense,“ a dit Guliver, „qu’on devrait prendre l’année 2021 comme l’ouverture vers le monde, ne pas rester bloqué dans le passé. Il faut voyager! Prendre le premier avion! Découvrir les parties du monde inconnues! J’ai été attrapé à la maison pour longtemps, maintenant le temps pour l’aventure est venu!“ „Tu diffuseras le virus dans les autres parties du monde!“ Edvard s’est renfrogné. „Et en passant où tu voudrais voyager?“

Guliver s’est tourné vers la fenêtre et il a soupiré. „Je voudrais prendre mon sac à dos, mettre dedans mon réchaud, mon sac de couchage, mon ukulele et vagabonder pour quelque temps en Amérique latine.“ Edvard comme il buvait du thé, l‘a recraché. „L’Amérique latine? Le vagabondage? C’est une culture complètement différente! Tu ne connais pas leurs traditions, leurs langues…“  „Je voudrais juste finir ma crise personnelle.

Tu me connais, c’est impossible pour moi rester sur place. Chaque jour je voudrais renconter les gens différents, entendre les langues exotiques que je n‘ai jamais entendues dans ma vie, reconnaître les civilisations inconnues, ca sera un pélerinage qui changera ma vie, Edvard. Et après si je n’ai pas assez d’aventures, je traversera le globe. Tu veux partir avec moi?“ a souri Guliver. „Non, mon dieu!“ a crié Edvard.

„C’est un univers complétement différent pour moi. Mais n’oublie de pas prendre ton masque, …“ Edvard a continué à parler, mais Guliver a juste regardé vers la fenêtre et il a pensé au monde qui s’ouvrait à lui!

P comme Promenade

Sortir à l’air pur. Avoir une possibilité d’inspirer à tue-tête. Se promener sur les routes et entendre des chiens dépassant. Voir les oiseaux tournant sur nos têtes. Sentir le soleil sur nos peaux. Repaitre nos yeux des couleurs d’automne. Construire des figures châtaigne. Découvrir des nouvelles forêts. Découvrir des nouveaux obstacles qui nous attendent- sauter par-dessus des ruisseaux. Avec le silence heurter le renard – Danger ? Ou juste un autre aventurier ? Traverser une roche étroite – une épreuve à surmonter ou un usage établi ? Nous dépasser nous-mêmes. Nostalgie. Impuissance. Solitude. Ignorance de la minute prochaine. Compétition avec nos pensées. Mille idées qui traversent nos esprits. Mais après ? Calme. Calmer nos âmes qui sont avides de tentations. Ne penser à rien. Juste le moment. Respiration douce. En retournant se rendre compte que les choses une fois courantes sont maintenant habituelles, ravissantes et rares. Et quand les portes se ferment, comprendre qu’on ne devra pas faire des périples pour gagner des meilleures aventures. Peut-être qu’elles nous attendent tout près d’ici. On devrait ouvrir nos yeux.

 
 

S comme Souvenirs

Quand on surmontera toutes les épreuves de cette année je partirai en vacances, à l’ aventure découvrir le monde de nouveau ouvert. Enfin. Je choisirai un autre lieu en cherchant des cartes et mon globe. Je me souviens toujours quand je regarde des souvenirs de mes voyages.

Je vagabonderai dans des pays exotiques, entourée par un paysage sauvage avec des montagnes et des mers, des océans, des déserts de sable ou de neige et des forêts de nos ancêtres déjà oubliées. Je ferai des pèlerinages pour trouver ce qui est perdu.

Je ferai des grandes découvertes – où se trouvent les meilleures pâtisseries, les plus beaux ponts, les parcs les plus magiques, les collines ou on peut regarder des étoiles chaque nuit, les plages secrètes.

Dans des villes, je porterai mon masque, à 2 mètres d’autres êtres humains. J’achèterai des flacons de gel désinfectant avec des photographies des monuments célèbres.  J’y achèterai des souvenirs – des petites statues, des cartes postales. Et je ramasserai des cailloux, des coquilles, des brindilles, des feuilles, du sable, tous magiques avec le pouvoir des souvenirs.

Je collecterai des souvenirs, je les porterai dans ma mémoire, les beaux souvenirs, d’autres j’aurai dans mon sac à dos. J’en collecterai tellement que je pourrai voyager même enfermé pendant une autre quarantaine.

U comme Unique

Une année Unique

Une année pas comme les autres,
Une année sans aventures,
Une année qui fait de nous des internautes,
Une année très très dure,

Une nouvelle année nous attend,
Une occasion d’explorer les choses que l’on voulait,
Une visite de nouveaux continents,
Une tentation de devenir congolais.

Un billet pour tout le monde,
Un voyage pour voir si la terre est ronde,
Un vagabond se cache en nous,
Un nomade qui partira sans savoir vers où.

Un an meilleur nous attend on espère,
Un an ou on pourra faire des croisières,
Un an de grandes découvertes avec nos copines,
Un an pour profiter avant qu’ils nous reconfinent.

 
  V comme Vélo

si j’avais un vélo
J’irais plus vite que le vent
ma vie serait un mélo
pendant la nuit, en rêvant

il y aurait des obstacles
en partant en vacances
Ce serait un spectacle
une vraie extravagance

si j’avais un vélo
je serais libre, je suis sûr
ma vie serait un mélo
je partirais à l’aventure

vagabond qui erre les chemins
pas un homme sédentaire
je regarderais le soleil levant
– l’apprentissage volontaire

si j’avais un vélo
pour que je puisse aller n’importe où
ma vie serait un mélo
une paire de tige en métal et deux roues

la vie est un voyage
qui ne termine pas demain
c’est presque comme un pèlerinage
c’est une aventure d’humains

D comme Découverte

Je rêve de…
Découvrir des
Destinations éloignés, de naviguer des océans aux côtés des
Dauphins, nageant et sautant sans plan ni itinéraire; sans penser à l’origine ni au but.

Je rêve de…
trouver des îles
Désertes, et, sans les changer, de les
Dessiner, avec le Soleil qui les éclaire
Doucement à son coucher.

Je rêve d’…
explorer des pays étrangers, ne sachant pas la
Date, en découvrant chaque jour une nouvelle culture, d’aventurier sans crainte d’un possible
Délai, car la seule chose qui m’attend est mon imagination.

Je rêve de…
            rencontrer des
Dangers face à face, de se battre héroïquement avec des pirates ou de
Danser au bord d’une falaise pensant seulement au moment présent, vivant comme si
Demain, je ferai le grand voyage, car demain, ce n’est jamais garanti.

Mais,
            je vivais sans
Douleur, parce que même si je ne savais pas, si demain arrivera, aujourd’hui serait déjà là, et si je ne me
Dépêcherais pas, il irait me fuir tout de suite.

 

Je rêve d’…
            être un vagabond, de
Découvrir le monde, même s’il est maintenant fermé, en espérant qu’un jour, quand la quarantaine se trouvera dans nos
Dossiers d’histoire et avant mon voyage de l’autre monde, je pouvais mener une
Découverte de le nôtre.

  G comme Gare

Il attend comme le moment est long,
Sans domicile, sans regret il part,
Peut-être il est un vagabond.

C’est devenu son habitude, de fuir,
Il préférait tout mais rester,
Peut-être même mourir.

Ses obstacles ont disparu depuis longtemps,
La sédentarité a emporté comme le vent,
Il part à l’étranger,
Sans patrimoine,
Sans quelque chose à manger.

Il va errer,
Pour trouver une tentation.
Le train arrive à la station.

En rendant la carte,
Il quitte la gare écarte.

 

I comme Imagination

J’imagine que l’on peut voler
J’imagine faire mes valises et quitter

J’imagine une voyage dans l’espace
J’imagine arrêter le temps qui passe

J’imagine coucher à la belle étoile
J’imagine tes mains qui s’éloignent

J’imagine explorer les pays étrangers
J’imagine mes visions en danger

 

J’imagine découvrir des nouvelles cultures
J’imagine nous dans la futureJ’imagine ton odeur qui vient me réchauffer
J’imagine une caravane garée

J’imagine ton regard quand tu pense que je ne te vois pas
J’imagine danser et chanter quand personne ne me voit pas

J’imagine un déjeuner avec le Dieu
J’imagine courir en riant d’eux

J’imagine une couche de soleil sur la plage
J’imagine  toutes nos messages

J’imagine explorer le monde
J’imagine mes rêves qui fondent

J’imagine un road trip avec ma meilleure amie
J’imagine partir au son des mélodies

J’imagine les vacances avec ma famille
J’imagine quitter ma ville

J’imagine que je pars… et je me lève.
C’était juste un rêve ?

 

 L comme Londres

 

Londres, à nous Tchèques te souviens-tu encore ?
Ceux qui visitèrent ton île qui s’enclore ;
Ni des nomades, ni forains, ni vagabonds ;
D’autres vous firent fuir et rendus furibonds,
que maintenant vous vivez sans les eurobonds. 

Qu’un voyage intérieur ces temps ne me donnent ;
Qu’un carnet ne tient les souv’nirs qui m’abandonnent.
Deux ans m’éloignent du moment où je te vis ;
Avec ton Westminster, Big Ben, ton pont-levis ;
Quand aurai-je temps de confirmer mon avis ?

 

Je te demande donc, restera-t-il possible ;
Pour la société le tourisme accessible ?
Ou perdra-t-on l’apprentissage culturel ;
Le remplaçant par un programme visuel ?
Je n’en sais guère ! Peut-être c’est temporel.

 

Si ces temps me font partir pour le grand voyage
Je veux qu’après ce virus, qu’après cet orage
Londres, les voyageurs te reverront encor ;
Qu’ils pourront toujours le découvrir, ton décor
Quand je ne serai plus ici avec mon corps.

 K comme kilomètre

 

 
  R comme renforcement
… du voyageur après 2020 

Quand c´est fini, je vais sauter sur la roulotte. Je vais vivre librement, comme les roms, comme les bohémiens. Je vais rejoindre la route spirituelle. Je vais partir dans cette aventure de reconnaître soi-même.

Quand c´est fini, je veux faire ce que je veux. Voyager où je veux. Je veux être sauvage comme la vague, comme la raz, comme la raz-de-marée. Je veux être indépendante et inaccessible comme le ravin.

Quand c´est fini, je découvrirai tout. J´explorerai tout. Je vais réaliser une voyage autour du monde. J´écrirai les récits de voyage. Je vais raffermi. Je vais renforcé.